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Mardi 27 mai 2008
Après 26 ans de fréquentation avec les personnes sourdes, dont ma mère, je ne signe pas encore. Honte à moi. J'ai décidé de me faire plaisir et surtout plaisir à ma mère et j'ai commencé des cours de LSQ (language des signes du Québec) Un super beau language signé qui soude une grande communauté. Cette communauté est très active, même si on ne la voit pas tout les jours. Via "la maison des sourds" à Montreal, ils se réunissent régulièrement, font de gros party, et je vous jure que c'est du monde qui ont du gros fun. Ils aiment fêter et s'amuser, ce font des méga bouffes...
Bref, j'ai bien hâte de pouvoir discuter en signe avec eux. C'est vraiment un beau language.
Qui sait, je serais peut-être un jour interprète! :)
Jeudi 01 mai 2008
Visiter des appartements pour le 1 juillet, c'est toute une aventure! Les files d'attentes dans la rue j'en ai vue. Si je suis la 8ième, il est évident qu'il y aura un beau petit couple tranquille qui l'emportera bien avant que j'ai le temps d'approcher de la porte et de dire:
-Oui moi je déménage avec une amie présentement au Mali qui devrait surement reprendre son ancien emplois à son retour, moi j'travaille à temps plein, mais j'ai donné ma démission. Inquiètez-vous pas, on est deux célibataires ben tranquille...
pouaaaaaaaaaaaah impossible. Bon d'accord, il n'est pas nécessaire de dire la vérité pure, mais bon...
Chercher pour une chambre, facile, mais une expérience qui peut être traumatisante! Quand on s'arrête à penser que quelqu'un qui veut louer une chambre, doit normalement avoir fait attention à la présentation de l'appartement, donc, si l'état dans lequel on retrouve l'appartement est à son meilleur... il est donc possible d'imaginer la pièce en temps normal... Si vous aviez vu ce que j'ai vue... Je dirais plus que c'était des communes, voir même des sectes "tu dois faire partie du groupe ou on te demandera de partir" De kessé? Des sous-sol qui sentent le pot! Des salles de bain plus répugnante qu'une ruelle au printemps. Des gens où tu doute de leurs intentions à chercher "une" coloc. Vraiment, y'en a de tout les styles. Heureusement, j'ai trouvé un bijou. Bien situé, propre, gens simple, sympatique, mais indépendant. Bref, j'ai trouvé a une semaine de délais. J'ai eu de la chance, je commencais à être découragé! Reste à voir s'ils resteront sympatiques longtemps. Deux couples... pas trop bruyants j'espère!!! ;-)
Alors vivement les randonnées et les pique-niques à la montagne, la terasse au toit et les soirées chaude, puante et collante!!!
Jeudi 06 mars 2008
Première soirée. On s’est vraiment amusé! Bon, on a pas eu énormément de temps, mais c’était super sympa. On a fait une entente; le bordel ne se fait que dans une chambre, alors je suis heureuse et ils le sont. Ensuite j’ai « troquer » les instruments de musique (car j’ai oublié d’acheter des bouchons… ) pour un bon show de Michael Jackson, on en est tous fan. Alors on a dansé et j’ai tellement rie. C’était génial. William c’est un vrai clown et Marguerite s’amuse comme une folle. Ensuite pour les calmer, on c’est blottis dans le divan pour écouter un petit quinze minutes de Shrek. Au moment du dodo personne n’a bronché. J’suis allez me coucher avec eux un peu plus tard. Nous étions les trois dans mon lit, moi au centre, j’appréhende une longue nuit agité… William à le nez plein et il ronfle, j’suis incapable de le réveiller pour qu’il se mouche. Marguerite respire comme un ours. Bon ça va, je trouve ça encore mignon. William se met à bouger et je me retrouve vraiment coinçé entre les deux. Bon… ça va moin bien. La veilleuse allumé, les pets sous la couverture et les coups de genoux dans les côtes… j’abdique. Je me retrouve à quémander à mon chat un espace pour squatter avec lui le divan. Trop gentil, il accepte avec joie quand je le pousse en bas. Quel chat bien élevé! Le matin je me suis levé une heure avant eux. Je sais qu’à leur réveille ils sont super–top forme et moi j’ai plutôt besoin de relaxer, le temps d’enlever les miettes de toast dan le coin des yeux et le temps que mon sang recommence à irriguer mon cerveau. Alors à leur réveille je suis très contente de les voirs, mais je les empêches tout de même de jouer de la musique pour l’instant… j’suis cool, mais j’ai des limites! Ce soir la musique! Alors on a déjeuner ensemble et hop, j’suis allez les reconduires chez mamie! À ce soir les toutis!
Note: Hier, ils m'aimaient comme 103 000 planètes... voyons voir la progression ou régression de l'ampleur de leurs amours pour moi!!! Je vise le million!!!
Dimanche 20 janvier 2008
Comme excuse pour allez danser, nous avons prétexté ma fête. Toute les raisons sont bonnes pour danser. Rendez-vous, le Rouge bar. Mode de sélection à l’entré douteux. Nous en profitons et partons pour une guerre de craque. Étant donné que je suis dépourvue de se morceaux...ou de se non-morceaux, peu importe, je me cache derrière celle de mon amie. Elle peut très bien compenser pour ma pas-mienne. Réussie à entrer assez rapidement. Vive le sexisme!! Bordel au vestiaire. 30 minutes. Bodel à la toilette. 15 minutes. Bordel au bar. 10 minutes. Maintenant on peut danser! On l’a bien mérité! J’adore cette place. Hormis le fait que tu dois danser plus en hauteur qu’en largeur. Cette place est géniale. La musique est très bonne. La vue est assez impressionnante. Les hommes y sont super! Mâle dans la trentaine pleine de virilité. Mes yeux encaissent, mais ne savent plus où donner de l’œil. . Je fonds. L’avantage d’être trop tassé c’est que tu peux tâter des fesses sans trop passer pour une perverse. La soirée c’est très bien déroulé. Nous avons terminé la soirée avec un mec vraiment sympathique-beau-drôle-et-sexy. J’étais la seule célibataire alors un c’était bien assez. Récupéré les manteaux vers 4h00. Faillis ne pas récupérer les clefs de la voiture vers 4h15. Entré à la maison sans trop de péripéties vers 5h00. Dodo 5h01.
Expérience très renouvelable!
Dimanche 13 janvier 2008
22h45
Un centre d’achat. Un couche-tard. Un chatel. Le lovers entre les deux. J’suis franchement inquiète. Ca porte pas confiance être voisin d’un chatel. J’entre. Je paie. J’entre encore. Ca y’est. Le mythe du lovers sous mes yeux. Ce n’est pas encore plein. Quelques femmes d’âge plus mur que moi sont sur la piste de danse. Un hit dans les oreilles. Ok ça va. On commande un drink. On s’installe à un endroit. On regarde et analyse la situation. Ok. Danger. Le trois quarts des gens sont seul et la chasse est ouverte. Nous on veut danser.
Direction piste de danse. Ah maintenant j’ai vraiment peur. Je me sent comme un morceau de viande. Vous savez ce morceau qui vous regarde dans le réfrigérateur de la boucherie. Celui qui vous appel et celui pour lequel vous seriez prêt à vous battre. Ça vous arrive pas? Ah bon. Néanmoins, moi je me sens comme ce morceau de steak s’il se retrouvais dans cette situation. Sur la piste vous êtes en démo. Comme un char dans un show room. Le char qui tourne au centre de tout ces mecs qui croient que s’il on CE char, leur vie serait dont mieux! Mais là, nous sommes plus bas. Tout autour, les vautours. Ils magasinent. Ils ont soifs. Faut avoir soif pour venir ici seul et s’accoter sur le bord de la piste et magasiner.
Ici tout ce passe dans les yeux. Oui comme partout vous me direz. Mais ici on est pas partout. On est au lovers. C’est dangereux le lovers. Si tu soutiens un regard plus de deux secondes tu es franchement dans la merde. Alors tu t’en tient au chandail. Tu regardes les chandails. Tu essais de guesser sur la face qui va avec le chandail. Tu dois te fier à ton instinct. T’a pas le choix. Question de survie.
La musique. Excepter quelques hits bien camouflé sous un beat box énorme qui accompagne pratiquement tout la musique pour être sur de pas désorienter les gens et qu’ils puissent garder le même rythme tout le long de la soirée, y’a de la musique j’imagine des années 80. Mais bon, moi je connais pas. Alors c’était moyen pour moi. Mais les gens avaient l’air de bien apprécier.
Y’a un mec que je dois vous parlez. Un habituer je crois. Il connaissant tout le monde. Mais ce mec…. Il dansait…. Arrrrrrouennnnnnnnnnnnn. Il était très mignon en plus. Mais le seul hic, il draguait des femmes de 40. C’est pas le 40 qui dérange. C’est le grimage. J’suis visiblement pas de taille avec mon lipstick au coconut.
2h15
DANGER
Le permis de chasse expire dans peu de temps. Maintenant je me sens comme une proie lancé aux lions affamé. Je n’ose plus regarder plus haut que les souliers. J’essaie alors de faire un lien entre la paire de chaussure et le visage. Deux, trois tentatives. Non aucun lien. Alors je m’en tient au pied, parfois j’ose pour le genoux, mais pas plus. J’ai peur. Je sens quelqu’un qui se frotte sur moi et qu’y me pogne les fesses. WOOOOOO mais qu’esce qu’ils ont les hommes à se frotter sur les gens sans même leur présenter un sourire, ou au minimum une chaussure.
2h45
Moi je me pousse avant les slows
Expérience lovers fait et non renouvelable.
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