Le moment du départ s’approche de plus en plus. Étant donné ma tendance lourde à mettre dans le garde-robe ce qui me fait peur pour me pas l’affronter, c’est dernier temps, le voyage en Australie y était bien rangé. Par contre, plus le temps avance et plus le garde-robe se remplie et tranquillement, il déborde. Je ne sais plus où le ranger pour qu’il me laisse tranquille… On dirait que je dois maintenant y faire face et ça me fou une de ces trouilles… Parfois je ne comprends plus ce que j’allais y chercher. Par fois j’ai tellement hâte et tout est si clair. Parfois je me roulerais en boule dans le coin de mon lit et je voudrais que tout se place autour de moi sans que j’aie à y intervenir. En fait, c’est surement un évènement dans ma vie qui fait débouler cette cascade d’émotions et de questionnements. Ce n’est peut-être qu’un évènement, mais tout un. Je m’étais pourtant conditionné à ce que ça n’arrive pas, mais arriva ce qu’il devait arriver.
Je n’ai aucune conclusion à faire à ce débordement de penser. Aujourd’hui c’est blanc, demain ce sera noir. J’essaie d’y réfléchir le plus rationnellement possible, le plus sereinement possible, mais plus la date approche et plus j’ai peur… C’est le moment du départ qui me fait le plus peur, je voudrais disparaitre sans qu’on s’y attende, POUF! Sans les adieux, sans les pleurs, sans le mal au cœur. Bref… je me prépare mentalement à me tordre le cœur de douleur…

