22h45
Un centre d’achat. Un couche-tard. Un chatel. Le lovers entre les deux. J’suis franchement inquiète. Ca porte pas confiance être voisin d’un chatel. J’entre. Je paie. J’entre encore. Ca y’est. Le mythe du lovers sous mes yeux. Ce n’est pas encore plein. Quelques femmes d’âge plus mur que moi sont sur la piste de danse. Un hit dans les oreilles. Ok ça va. On commande un drink. On s’installe à un endroit. On regarde et analyse la situation. Ok. Danger. Le trois quarts des gens sont seul et la chasse est ouverte. Nous on veut danser.
Direction piste de danse. Ah maintenant j’ai vraiment peur. Je me sent comme un morceau de viande. Vous savez ce morceau qui vous regarde dans le réfrigérateur de la boucherie. Celui qui vous appel et celui pour lequel vous seriez prêt à vous battre. Ça vous arrive pas? Ah bon. Néanmoins, moi je me sens comme ce morceau de steak s’il se retrouvais dans cette situation. Sur la piste vous êtes en démo. Comme un char dans un show room. Le char qui tourne au centre de tout ces mecs qui croient que s’il on CE char, leur vie serait dont mieux! Mais là, nous sommes plus bas. Tout autour, les vautours. Ils magasinent. Ils ont soifs. Faut avoir soif pour venir ici seul et s’accoter sur le bord de la piste et magasiner.
Ici tout ce passe dans les yeux. Oui comme partout vous me direz. Mais ici on est pas partout. On est au lovers. C’est dangereux le lovers. Si tu soutiens un regard plus de deux secondes tu es franchement dans la merde. Alors tu t’en tient au chandail. Tu regardes les chandails. Tu essais de guesser sur la face qui va avec le chandail. Tu dois te fier à ton instinct. T’a pas le choix. Question de survie.
La musique. Excepter quelques hits bien camouflé sous un beat box énorme qui accompagne pratiquement tout la musique pour être sur de pas désorienter les gens et qu’ils puissent garder le même rythme tout le long de la soirée, y’a de la musique j’imagine des années 80. Mais bon, moi je connais pas. Alors c’était moyen pour moi. Mais les gens avaient l’air de bien apprécier.
Y’a un mec que je dois vous parlez. Un habituer je crois. Il connaissant tout le monde. Mais ce mec…. Il dansait…. Arrrrrrouennnnnnnnnnnnn. Il était très mignon en plus. Mais le seul hic, il draguait des femmes de 40. C’est pas le 40 qui dérange. C’est le grimage. J’suis visiblement pas de taille avec mon lipstick au coconut.
2h15
DANGER
Le permis de chasse expire dans peu de temps. Maintenant je me sens comme une proie lancé aux lions affamé. Je n’ose plus regarder plus haut que les souliers. J’essaie alors de faire un lien entre la paire de chaussure et le visage. Deux, trois tentatives. Non aucun lien. Alors je m’en tient au pied, parfois j’ose pour le genoux, mais pas plus. J’ai peur. Je sens quelqu’un qui se frotte sur moi et qu’y me pogne les fesses. WOOOOOO mais qu’esce qu’ils ont les hommes à se frotter sur les gens sans même leur présenter un sourire, ou au minimum une chaussure.
2h45
Moi je me pousse avant les slows
Expérience lovers fait et non renouvelable.

