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À travers mes yeux...


Mercredi 26 août 2009

O-M-G!

Je suis tombé par hasard sur mon blogue. Je l'avais complètement oublié celui-là. Mon dernier message est d'avant mon départ. Nous sommes présentement 9 semaines APRÈS mon retour. C'est quand même fou. Tout ce qui c'est passé durant ce temps. Pour la plupart d'entre vous, vous avez suivis mes aventures via mon autre blogue. Bref, je suis assise ici, à Montréal, toujours sans emploi (quoique j'ai un entrevu plutôt prometteur cette semaine) et un peu à la dérive. Le retour à donné un coup à la vie de couple. La molesse de la génération d'aujourd'hui à fait son chemin.

Je suis assise ici, après avoir parcourue l'Australie. Après avoir vécu et vu des choses extraordinaires. Après avoir vécu comme une bohème.  Après avoir rencontré des gens extraordinaires dont j'ai plus de chance de ne jamais revior que de revoir un jour. Après avoir fait des choses que j'arrive encore difficilement à croire que MOI j'ai fait. Après avoir vécu certainement une des choses les plus intenses de ma vie. Et je me sens si vide. Si rien. Ici chez moi. 

J'arrive pas à dire en quoi ce voyage m'a changé. J'ai dépassé mes propres limites. Mais c'était plutôt facile. Quand tu es au pied du mur, tu ne pose pas de questions, tu y va, tu le fais, ça devient naturel. Mais en revenant à Montréal, on reprend le rythme précédent. Tout est facile, aucun effort, on peut passer à côté, faire des détours... Reprendre nos souliers d'avant départ. Et tout redeviens comme avant. La routine. S'accoter sur nos amies pour passer au travers le temps.

Je crois que j'ai vraiment besoin de retourner au travail!


Samedi 31 janvier 2009
[ Oh... ]

Oh... Ça y'est! Il parait que c'est bien vrai. Il parait que je pars demain. On me le répète chaque jour que la fin... ou le début approche. Esceque je réalise ce qui se passe? Je n'sais pas... Surement pas.

Je vous redirige avec ce lien http://karineaupaysdeskangourous.blogspot.com/ vers le blog qui suivra mon périple au pays des Kangourous... on verra si j'y serais vraiment ou si ce n'est qu'un rêve, doux rêve.


Vendredi 16 janvier 2009

À deux semaines du départ...

Comment je me sens? Je m’le demande. Excité je crois… Excité de savoir que je serais effrayé. Excité de savoir que je serai seule au monde. Que tout reposera sur mes propres épaules. Que je devrais composer avec ce que j’ai acquis, avec ce que je sais, avec moi-même. Que je devrais me débrouiller du mieux que je peux, que j’aurais à peut-être à endurer des situations pour pouvoir faire ma place, chose qu’à Montréal on ne fait pas. Tout est trop facile. Ça ne fait pas à droite? On va à gauche. C’est tout.  Notre monde est tout bien installé autour de nous pour nous aider à prendre des décisions éclairé, pour nous soutenir…

En fait, ce qui me fait réellement peur,  c’est qu’il me manque trop... Lui!  Lui qui est entré dans ma vie discrètement, comme on entre tard le soir sur la pointe des pieds. Lui qui a pris doucement et confortablement sa place, au chaud, tout au creux de mon cœur, ce petit cœur qui n’avait plus idée de ce qui pourrait le faire à nouveau vibrer. Lui qui s’ouvre à moi un peu plus chaque jour et qui me fait sourire de bonheur chaque fois un peu plus. Lui! Lui me manquera. Chaque soir au coucher du soleil, il me manquera. Chaque matin, au premier battement de cil, il ne sera pas là. Ce sera 6 semaines que je ne pourrais pas partager avec lui directement, mais ce sera une attente récompensé avec son arrivé au mois de Mars. Comme il m’a déjà dit : Ce sera le même soleil et la même lune qui nous éclairera!  Alors je tâcherais de vivre mon expérience à fond sans m’arrêter au manque que ça me laissera. 6 semaines, c’est vite passé tout de même dans ce paysage paradisiaque. Espérons que 6 semaines dans le froid de l’hiver le sera tout autant!

 


Vendredi 16 janvier 2009

Voici un poème que ma cousine Sonia m'a écrit. Il m'a tellement touché, et pleuré, que je tiens à le partager avec vous!

Merci Sonia!

Le Voyage
Partir.......partir pour un peu oublier ce que tu sais
pour faire place à ce que tu apprendras,
désapprendre pour mieux recevoir,
faire place à l'inconnu, au mystère,
 
Ouvrir tes yeux, sur d'autres réalitées
impossible à comprendre, sans y avoir mis les pieds,
 
Divines expériences, tu feras,
en ce pays si éloigné,
Que de trésors, ton corps et ton âme se rempliront,
de ces moments extraordinaires,
 
Chaques instants, si précieux, ne reviendront jamais,
Impregne ton regard de ce que tu verras,
Pour ne jamais oublier ce que ce voyage t'aura donné
 
Tu y vivras des jours de gloire, où tu te sentiras la plus forte,
d'avoir oser tout laisser
Pour pouvoir te métamorphoser
 
Il y aura peut être aussi des journées ou tu te demandera pourquoi tu es partie,
Et si certains jours tu te sens loin, ou insécure, si tu t'ennuies des gens que tu aimes
rappelle toi la raison de ce voyage,
les imprévus dont tu rêvais tant,
Feront parti de ce long voyage,
 
Que cette aventure t'amenes encore plus de force et de détermination,
Pour ta vie d'apres,
Celle d'apres l'Australie,
Australie, terre si captivante,
Qui avec les rencontres et expériences,
T'ameneras plus près de tes rêves,
 
Je crois que nous ne sommes qu'un grain de sabl sur cette planète,
Et tu pourras enfin dire,
Que tu as mis les pieds sur la plage de ta vie


Vendredi 12 décembre 2008

Le moment du départ s’approche de plus en plus.  Étant donné ma tendance lourde à mettre dans le garde-robe ce qui me fait peur pour me pas l’affronter, c’est dernier temps, le voyage en Australie y était bien rangé. Par contre, plus le temps avance et plus le garde-robe se remplie et tranquillement, il déborde. Je ne sais plus où le ranger pour qu’il me laisse tranquille… On dirait que je dois maintenant y faire face et ça me fou une de ces trouilles… Parfois je ne comprends plus ce que j’allais y chercher. Par fois j’ai tellement hâte et tout est si clair. Parfois je me roulerais en boule dans le coin de mon lit et je voudrais que tout se place autour de moi sans que j’aie à y intervenir.  En fait, c’est surement un évènement dans ma vie qui fait débouler cette cascade d’émotions et de questionnements. Ce n’est peut-être qu’un évènement, mais tout un.  Je m’étais pourtant conditionné à ce que ça n’arrive pas, mais arriva ce qu’il devait arriver. 

Je n’ai aucune conclusion à faire à ce débordement de penser. Aujourd’hui c’est blanc, demain ce sera noir. J’essaie d’y réfléchir le plus rationnellement possible, le plus sereinement possible, mais plus la date approche et plus j’ai peur… C’est le moment du départ qui me fait le plus peur, je voudrais disparaitre sans qu’on s’y attende, POUF! Sans les adieux, sans les pleurs, sans le mal au cœur. Bref… je me prépare mentalement à me tordre le cœur de douleur…


Mercredi 29 octobre 2008

Les premiers flocons qui tombent me rappellent toujours le même souvenir. Chaque année, au premier matin enneigé, je sortais de ma chambre et retrouvais toujours mon père, devant la fenêtre, avec son café. 

-          Viens voir! Me disait-il

Tout de suite, je savais ce que je retrouverais de l’autre côté de la fenêtre. Je m’installais quelques instants, à côté, et je regardais aussi les flocons tomber.

Quand je vois la plupart des gens détester l’hiver, je me dis que c’est surement grâce à mon père que je n’arrive pas à critiquer nos paysages blanc.

Chaque hiver, mon père nous amenais dans le nord, avec d’autres membres de la famille, dont mes cousines sacrés Julie et Mylène. Tôt le matin, on partait pour la forêt. On enfilait nos raquettes et on marchait jusqu’au diner. Une fois qu’on avait trouvé un bel éclairci, les papa nous faisais un beau feu. Pendant que nous, les enfants, on s’amusait à se faire des bancs dans la neige, les mamans nous préparais de la bonne soupe chaude sur le feu des papa. Après le repos bien mérité et la palette de chocolat tant attendu, on repartait tranquillement vers l’hôtel pour éviter la noirceur. Rendu à l’hôtel c’était un plaisir de s’amuser d’une chambre à l’autre avec les cousines. Avant le dodo, on regardait tous ensemble le vidéo de la journée.  Le sommeil ne se faisait pas attendre et le matin suivant était très attendu. Une autre journée plein air était là, les glissades, le patinage ou le ski de fond nous attendais.

Bref, je suis vraiment heureuse de ne pas être de ceux et celles qui chiale du premier au dernier flocon de neige…


Vendredi 10 octobre 2008

Je suis toujours étonné de voir comment les perceptions changes selon où nous sommes rendus dans la vie. Une même phrase peut prendre tellement de significations différentes. J'adore cette sensation, car j'ai l'impression d'avoir avancé, d'avoir évoluée. Mais... évolué, n'est pas automatiquement associé à une progression, alors... comment savoir si l'on change pour le mieux? Comment savoir si on prend la bonne ou la mauvaise direction? Y'a-t-il une bonne ou une mauvaise direction? Moi, plus j'apprend, mieux je me sens, mais plus j'apprend, et plus je suis consciente que je ne sais en fait rien... Je me dis qu'il est peut-être mieux de rester dans l'ignorance. Ceux qui n'apprennent rien, qui se ne se pose aucune question, crois tout savoir, car ils ne savent pas l'étendu du savoir à connaitre... Et je n'aurais alors pas de questions existentiel à me poser. Je pourrais seulement vivre ma petite vie; métro, boulot, dodo, sortir les vidanges une fois par semaine et PAF mon rôle est rempli et ma vie comblée.

Arffff.... Encore trop de question, et je vous évite le chaos qui fait présentement rage entre mes deux oreilles!

À travers tout ça, on croise la route de plusieurs personnes au cours d'une vie, mais très peu peuvent nous marquer comme quelqu'uns le font! Des gens qui nous apportes à réfléchir différemment, à percevoir les choses autrement et à changer de direction complètement parfois s'il le faut. Et j'ai la chance d'en avoir rencontré de ces personnes. C'est vraiment des gens qui deviennent important dans une vie et qui prennent, même si ce n'est pas en espace physique, beaucoup de place. Bref, la différence de ces gens m'inspire énormément. Je suis choyée d'avoir croisé leurs routes. J'espères qu'ils ou qu'elles se reconnaiteront.

Bon, c'était un texte qui partait un peu dans tout les sens, mais voilà ce qui me pesait...pour aujourd'hui!

 


Vendredi 3 octobre 2008

Peut-être que c’est moi qui comprend pas. Peut-être que c’est moi qui est complètement à côté de la track. Mais ca me donne des boutons de voir, dans un couple, une personne qui contrôle l’autre. Ça me donne mal au cœur la possession. Ça m'enrage quand je vois une des deux personnes imposer sa manière de penser à l’autre. Ça me décourage complètement quand quelqu’un tombe amoureux et cesse de vivre sa vie et commence à vivre la vie de l’autre. Ça m’assome de voir une personne essayer de changer l’autre.

 

Et malheureusement, on dirait que c’est la normalité. C’est tellement autrement que je me vois vivre ma vie de couple. Je voudrais partager ma vie avec quelqu’un. Marché par en avant en se tenant la main, pas assis sur ses épaules…Et je crois tellement que c’est comme ça qu’on peut développer une belle relation, sincère et enrichissante…

 

Bref… je vais continuer de rêver…


Lundi 8 septembre 2008

C’est fou comme tout change avec l’âge.  Apprendre à connaitre quelqu’un devient beaucoup plus essentiel en vieillissant que le coup de foudre. Peser les pour et les contre. Prendre conscience qu’on ne peut pas, ou plutôt ne veut pas, passer notre vie à construire sur de petites relations éphémères. Prendre conscience qu’on ne peut pas faire perdre le temps aux autres pour notre propre petit bien-être passager. Penser à long terme. Penser différemment.  Essayer de voir le plus concrètement possible comment serait un quotidien avec cette personne.  Non seulement trouver ces défauts mignons, mais accepter de vivre avec même le jour où tu ne les trouveras plus mignons. Trouver en lui, l’amour, l’amant, l’ami et le père. Trouver en lui tout le réconfort possible tout au long d’une vie. 

S’assurer qu’il fait le même processus que toi.  S’assurer qu’il est honnête avec lui et avec toi. S’assurer qu’il est un homme bien, droit, qui sera te divertir toute ta vie, car une vie, ça peut être long quand on est mal accompagné. Qu’il saura traverser les tempêtes avec toi. Qu’il embarque dans le même bateau que toi. Qu’il est là pour les bonnes raisons.  S’assurer d’être prête à être là pour lui, peu importe, et vice versa…

Bref, c’est tout un contrat. Peut-être devrais-je laisser parler plus mes feelings et moins ma tête… qui sait!?!? 


Jeudi 28 août 2008

Elles sont comme la musique de ma vie,

Comme une trame sonore qui pas à pas me suit

 

Elles mannoncent à lavance les faux pas qui se glissent

Qui tente de se tracer un chemin sur le mien

Et avec elles je reprends les choses en main

 

Elles ne font pas de magie

Mais seulement, elles savent qui je suis

Et à nous tous ont en tire profit

 

Avec elles ont peut vraiment se marrer

Se laissé aller et déconner. 

On peut se raconter des trucs énormes

Et avec elles ont peut braver les normes

 

Avec elles ont peut se vider le cœur

Sans pudeur ni frayeur

On peut oser dire ce que même à nous, on nose pas

Être honnête avec eux et avec soi

 

Sans elles mes soirées seraient éternelles

Et mes jours sans fin

Mais avec un coup de fil de lune dentre elles

Je reprends ma vie sous mon aile

 

Jai besoin deux comme on a besoin dair

Je les aimes et les admires

Ce n’est pas que des paroles en l’air

Je les veux toutes pour longtemps dans mon champs de mire

 


Mercredi 13 août 2008

Besoin de me déstabiliser

Comme perdre l’équilibre du haut d’un pilier

Pour sentir que la vie n’est pas statique

Que chaque jour on peut changer nos propres statistiques

 

Partir sans aucun soucis

Seulement se laisser porter

Trouver le sens de sa vie

Ce n’est certainement pas seulement de travailler…

 

Allez rejoindre le soleil où il se fait moin timide

Prendre le temps de sentir le vent chaud sur sa peau

C’est un bon moment pour faire le vide

Et de retrouver ses idéaux

 

Peut-être vais-je me retrouver

Peut-être vais-je m’égarer

Peu importe, au moin, j’aurais essayé

Et j’en sortirais changé

 

Il y aura des épreuves sur ma route

Et je suis prête à les affronter

Même si un jour j’ai la tête pleine de doutes

J’irais jusqu’au bout, prête à défier 

 

Ceci n’est pas une évasion

Mais seulement un petit tour d’horizon…

Samedi 2 août 2008

Je pourrais tellement vous en raconter, que vous en seriez boulversé.  Je termine mes vacances, un peu avec peine et un peu avec joie. Vraiment depuis un moment, voir quelques mois, j’ai vécu sans trop réfléchir. J’ai fait mon bonhomme de chemin sans trop penser, ni à moi (contrairement à ce que je croyais), ni aux autres. Surtout pas aux autres. L’impulsion du moment, sans plus. Mon besoin, mon envie, mon désir seulement comptait. Une petite révolution tranquille à l’échelle d’homme. Ma petite échelle à moi. Ma petite révolution à moi. Et où ça me mène tout ça? Je n’sais trop. Une carapace c’est créé, dure à pénétrer. On m’accède qu’en superficie. Comment ais-je pu me rendre ainsi? Comment ais-je pu m’oublier ainsi, tout en ne pensant qu’à moi, suposément.  C’est incroyable comme on croit parfois faire ce qui est le mieux pour nous et passer complètement à côté de l’essentiel. Peut-être parce que l’essentiel même nous échappe. Que l’essentiel même nous est inconnu.   J’ai rencontré des gens extraordinaire sur ma route. Des gens bien, des gens honnêtes, mais moi, l’ais-je été envers eux? Ais-je blessé des gens au passage? Je souhaite que ce ne soit que de légères égratignures... 

Maintenant que le boulot reprend, et que les cours reprendront, je me rangerais très sagement, comme la petite fille sage et rangé que j’étais. La vie ne peut pas n’être qu’amusement et futilité. Il y a des choses importantes à faire, mais tout ça est si relatif. Ce qui est bon pour un, ne l’est pas nécessairement pour l’autre, et pourtant, leurs "essentiel" respectif est aussi important et noble.  Mais le temps m’est venu de vouloir bâtir des relations plus profondes. Aller connaitre le fond de chacune des personnes qui croisent ma route. Vraiment, il y a tellement de gens intéressants, ne suffit que de les écouter un peu pour le voir, et ensuite se laisser porter…


Jeudi 26 juin 2008

L'été s'en vient et il sent bon. L'été sent le plein air, le camping. Ça sent le plaisir, les amies, la sueur, les rires, la musique, la chaleur, la joie, la forme, le soleil, les garçons, la baignade, les promenades, les expériences, les festivals, les vacances... ça sent tout ce qui faut pour être heureux.

Pendant que nous ici on se la coule douce, on s'amuse et on rit. Moi j'ai toujours une petite pensé pour ceux qui trime dur, qui brule au soleil 12 mois par année, qui ne vive que pour pouvoir manger... Et ça me fait apprécié encore plus l'été qui vient. La St-Jean-Baptiste à donné le coup d'envoie à l'été, et je la suivrais jusqu'au bout et jusqu'à la dernière goutte!

 


Lundi 16 juin 2008

Enfin, Enfin, Enfin, je vais pouvoir me poser les fesses pour quelques temps. Nous avons enfin trouvé notre petit nid pour les prochains mois ou année pour ma part. Nous avons quelque peu harcelé le locataire et le propriétaire, mais ça a porté fruit parceque nous avons gagné. Parcequ'on peut presque dire que c'est un concours. Il faut vraiment vendre sa salade pour réussir à ressortir du ploton de 15-20 personnes...  Nous avons même laisser sous-entendre que nous étions un couple, car ça parait beaucoup plus sérieux que des colocataires. Vous voulez un couple de lesbiennes? On vous en fournis un sans problème! :-) Quand on entre dans un appartement et qu'on s'y sent bien, faut pas passer à côté, il était pour nous. Vraiment joli, bien situé, avec plancher de bois qui craque (très important), 3 chambres + salle de lavage...

Moi et ma coloc on est pas vraiment difficiles et ni très pudique non plus, alors nos chambres seront munis de rideau en guise de porte. Ce sont des pièces doubles. Et on s'accomode très bien de ça. Que faire en cas de visite masculine? Tout est déjà organisé, planifié et réfléchie! Nos chambres sont à deux extrémités alors, il est facile de rester dans notre bout d'appartement sans trop de problème. On achetera des bouchons au pire!! ;-)

Isa, tu es vraiment une des rares personnes avec qui je serais capable d'habiter, merci d'être là, on fera de notre nid un hâvre de bonheur et de joie! :-)


Mercredi 4 juin 2008
[ Bilan ]

Vous êtes plusieurs à vous demandez si je tiens le coup. Oui j’ai tiré la plug rapidement et j’ai fait du gros ménage dans ma vie et dans ma tête. Mais vous pouvez vous rassurez, je me portes très bien. Et même que, étant donné que j’ai le besoin d’être déstabilisé pour me sentir vivante, peut-être vous me verrais partir pendant quelques temps à l’étranger, c’est quelques chose à laquelle je réfléchie depuis quelques temps, mais ne parlons pas de ça pour tout de suite. Parlons plutôt de maintenant, du présent. En arrivant ici je me suis assuré d’être bien occupé pour pas ressentir la solitude de la grande ville. Cette ville où vivent des milliers de personnes, mais qui comprend autant de solitudes. Être au milieu d’une maré humaine et en même temps n'être qu’une poussière de rien parmis tout ces gens c’est beaucoup plus dur que d’être seule au milieu de personne, au milieu d’un champs où on ressent moin le fait que nous sommes vraiment qu’un individu parmis tant d’autres et que vraiment, notre petite réalité ne fait pas le poid dans la balance. Mais bref, j’avais un peu dramatisé la chose. Finalement tout ce passe très bien, mes amies ont bien sues m’intègrer à leurs univers, à leurs entourages…  Et finalement, la vie de célibataire à Montréal, c’est plutôt agréable!   J

J'espère que vous viendrez tous me voir sous peu!


Mardi 27 mai 2008

Après 26 ans de fréquentation avec les personnes sourdes, dont ma mère, je ne signe pas encore. Honte à moi. J'ai décidé de me faire plaisir et surtout plaisir à ma mère et j'ai commencé des cours de LSQ (language des signes du Québec) Un super beau language signé qui soude une grande communauté.  Cette communauté est très active, même si on ne la voit pas tout les jours. Via "la maison des sourds" à Montreal, ils se réunissent régulièrement, font de gros party, et je vous jure que c'est du monde qui ont du gros fun. Ils aiment fêter et s'amuser, ce font des méga bouffes...

Bref, j'ai bien hâte de pouvoir discuter en signe avec eux. C'est vraiment un beau language.

Qui sait, je serais peut-être un jour interprète! :)


Jeudi 15 mai 2008

Ras le bol des chansons d'amour ridicules. Tanné des pleurnichars qui croient qu'ils mourront si leur femme part. Tu survivra, t'inquiète, tu trouveras ça dur, mais tu passeras au travers! Tanné des "je suis prêt à changer pour toi" ou des "je suis meilleur que lui". Tanné de l'amour égoïste où son amour propre passe toujours avant l'amour de l'autre.  Il faut relativiser ici, je ne parle pas de se résigner, mais plutôt d'être capable de faire un compromis pour le bien-être de l'autre, par amour pour l'autre.  Tanné des "S'il le faut je te décrocherais la lune" Non elle ne se décroche pas, laissez-la tranquille cette pauvre lune!

Non mais... plus capable d'entendre ça. Une vrai chanson d'amour pour moi, c'est par exemple: "T'es belle" de Jean-Pierre Ferland ou encore "Prend bien soin d'elle" de Claude Barzotti.  Y'en a d'autre, mais elles sont peu dans leurs catégories. 

Je ne dis pas ici que je suis parfaite de ce côté, mais de là à exposer sur la place publique ce genre d'ignominie... qu'ils se forcent un peu... ou qu'ils travaillent sur eux...en tout cas qu'ils nous épargnent


Mercredi 14 mai 2008

Non mais, c'est bien l'émancipation de la femme. C'est bien que l'équilibre s'installe entre les sexes. Mais n'oubliez pas que nous avons encore besoin d'hommes à l'état brut, d'hommes qui ouvrent les pots de cornichons, d'hommes qui n'ont pas peur de se salir, d'hommes virils et cavaliers.  Je me promène dans les rues, j'observe et je suis de plus en plus inquiète...

Il n'est pas évident d'être une homme de nos jours. On les veux homme-rose, on les veux rouge-passion, on les veux noir-viril... Comment ils s'en sortent?? Ils doivent être des caméléons, c'est la seule manière pour eux de tirer l'épingle du jeu. Ils doivent être tout à la fois, ils doivent s'adapter constamment. Mais prière de garder votre côté mâle, votre côté brut, primaire. C'est le côté qui allume, le côté qui déclanche des cascades d'émotions chez nous. 

Alors continuez de faire la vaiselle et la lessive, mais n'oubliez surtout pas de garder votre virilité pour les moments opportuns... on se comprend bien? ;)


Jeudi 1 mai 2008

Visiter des appartements pour le 1 juillet, c'est toute une aventure! Les files d'attentes dans la rue j'en ai vue. Si je suis la 8ième, il est évident qu'il y aura un beau petit couple tranquille qui l'emportera bien avant que j'ai le temps d'approcher de la porte et de dire:

-Oui moi je déménage avec une amie présentement au Mali qui devrait surement reprendre son ancien emplois à son retour, moi j'travaille à temps plein, mais j'ai donné ma démission. Inquiètez-vous pas, on est deux célibataires ben tranquille...

pouaaaaaaaaaaaah impossible. Bon d'accord, il n'est pas nécessaire de dire la vérité pure, mais bon...

Chercher pour une chambre, facile, mais une expérience qui peut être traumatisante! Quand on s'arrête à penser que quelqu'un qui veut louer une chambre, doit normalement avoir fait attention à la présentation de l'appartement, donc, si l'état dans lequel on retrouve l'appartement est à son meilleur... il est donc possible d'imaginer la pièce en temps normal... Si vous aviez vu ce que j'ai vue... Je dirais plus que c'était des communes, voir même des sectes "tu dois faire partie du groupe ou on te demandera de partir" De kessé? Des sous-sol qui sentent le pot! Des salles de bain plus répugnante qu'une ruelle au printemps.  Des gens où tu doute de leurs intentions à chercher "une" coloc. Vraiment, y'en a de tout les styles. Heureusement, j'ai trouvé un bijou. Bien situé, propre, gens simple, sympatique, mais indépendant. Bref, j'ai trouvé a une semaine de délais. J'ai eu de la chance, je commencais à être découragé! Reste à voir s'ils resteront sympatiques longtemps. Deux couples... pas trop bruyants j'espère!!! ;-)

Alors vivement les randonnées et les pique-niques à la montagne, la terasse au toit et les soirées chaude, puante et collante!!!


Samedi 19 avril 2008
Le soleil nous réchauffes le cœur et le corps. Les pantalons raccourcissent, les manches disparaissent et les torses apparaissent. Les regards sont plus intense et les sourires omniprésents. Les amoureux s’aiment encore plus, les célibataires sortent sur la place publique. Dans toutes les directions quelqu’un chantonne, quelqu’un rit, quelqu’un sourit, quelqu’un rêvasse légèrement. Moi le printemps, ça me donne un second souffle. C’est comme un nouveau départ. Un nouveau commencement. Ne serais-ce que pour garder l’émerveillement à l’arrivé du printemps, la sensation du soleil sur la peau, la fébrilité des corps qui se dénudent doucement, l’hiver est essentiel. L’impression de ne jamais vivre la même chose. Vivre au rythme des saisons. Vivre au rythme des sensations. Le printemps est certainement la plus belle des saisons.

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